La dysgraphie — trouble durable de l’écriture — touche un nombre significatif d’enfants scolarisés. À Marseille, un graphothérapeute qualifié propose un accompagnement spécialisé pour redonner à chaque enfant le plaisir d’écrire, tout en corrigeant sa gestuelle et en boostant sa confiance. Cet article explique comment la graphothérapie peut transformer le parcours scolaire des jeunes en difficulté.
La dysgraphie se manifeste par des difficultés persistantes dans la qualité graphique de l’écriture : lettres mal formées, espacement irrégulier, lenteur, fatigue. Ce n’est pas un simple problème d’acquisition ; il s’agit bien d’un dysfonctionnement durable qui perdure malgré un bon encadrement scolaire. Selon Ajuriaguerra, elle peut être verbale (illisibilité), gestuelle (mauvaise coordination manuscrite), ou motricomotrice.
Contrairement à la dyslexie ou la dyspraxie, la dysgraphie n’affecte pas directement la compréhension ou la mémoire, même si elle peut en être secondairement impactée. Il est aussi essentiel d’écarter un déficit moteur global ou un problème visuel avant d’instaurer la graphothérapie.
Les origines peuvent être neurologiques (intégration spatiale déficiente), psychologiques (stress, anxiété liée à l’échec scolaire), ou pédagogiques (mauvaise posture, écriture mal enseignée). Ce sont toutes ces facettes que le graphothérapeute explore lors du bilan initial.
L’écriture lente ou fatigante pénalise la prise de notes, la production de textes et peut être source de stress. Rien d’étonnant à ce que ces enfants développent une estime de soi fragile, réduisent leur participation en classe et perdent progressivement l'envie d’apprendre.
D’abord formé en sciences de l’éducation ou en psychologie, le graphothérapeute suit une spécialisation reconnue (CEMC, CNRDV, IGU). Agissant en libéral ou en collaboration, il offre une expertise qui se situe au carrefour de l’éducation, de la motricité et de la psychologie.
Le bilan est composé de :
Test de pression et de tenue du stylo
Analyse de la posture et de la coordination œil-main
Observation de diverses formes d’écriture (lettres, mots, phrases)
Auto-évaluation de l’enfant : ressenti, fatigue, fatigue mentale
Ce bilan permet d’établir un profil précis sur lequel s’appuiera tout le travail thérapeutique.
Petits gestes ciblés (pinces, manipulations d’objets fins) pour améliorer dextérité et coordination.
Utilisation de lignages, graphismes préparatoires, tracés progressifs (trait fonctions, ronds, boucles) pour systématiser la précision.
Marseille et sa région accueillent des professionals certifiés, qui pratiquent selon les recommandations nationales et internationales. Leur connaissance des besoins locaux leur permet une meilleure adaptation.
Des séances au cabinet ou au domicile selon les contraintes familiales. Des rendez-vous hebdomadaires pour ancrer la progression, avec ajustements et bilans réguliers.
« En deux mois, mon fils est passé de l’angoisse à l’écriture à vouloir montrer ses compositions ! » – parent à Marseille
« Je prends plaisir à raconter, à formuler des idées. Mon écriture s’est affinée !» – enfant de 11 ans
Chaque enfant bénéficie d’un programme unique, élaboré selon ses forces cognitives, rythme psychomoteur, motivations personnelles.
Le graphothérapeute travaille en coordination avec le corps enseignant, le psychomotricien, voire l’orthophoniste ou pédopsychiatre, pour garantir un soutien holistique.
Bilan mensuel avec suivi visuel, ajustement des exercices, conseils aux parents, et planification de la reprise scolaire.
Le psychomotricien intervient sur le corps dans sa globalité (équilibre, tonus), tandis que le graphothérapeute est spécifiquement formé à l’écriture (gestes, posture, coordination scripturale).
Dès 7–8 ans, dès que l’écriture devient un obstacle à l’apprentissage : réponse possible à partir du CP.
Généralement 6 à 12 mois, avec 1 séance hebdo, pouvant varier selon la sévérité et le contexte de l’enfant.
La graphothérapie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale en France, mais certaines mutuelles peuvent couvrir partiellement. Tarifs et forfaits diffèrent selon les praticiens. Une prescription médicale n’est généralement pas exigée, mais elle peut faciliter les démarches administratives.
Non, pas nécessairement, mais une lettre du médecin ou orthophoniste peut être utile pour formaliser le diagnostic initial.
La graphothérapie constitue une solution concrète et durable pour accompagner un enfant dysgraphique. À Marseille, les graphothérapeutes certifiés offrent une prise en charge globale, sérieuse et bienveillante. En corrigeant la gestuelle, en rétablissant une posture adaptée et en renforçant l’aspect psychologique, ils redonnent aux enfants la capacité et l’envie d’écrire avec fierté.